Du 2 au 4 novembre 2026, Marrakech réunira des universitaires, des chercheurs, des étudiants, de jeunes professionnels, des institutions publiques et des partenaires des vingt-deux pays ayant la langue arabe en partage. Ce premier Sommet veut faire de l’eau le point de départ d’une coopération durable entre les savoirs, les territoires et les générations.
L’espace arabophone rassemble vingt-deux pays unis par une langue, une histoire et des héritages multiples. Face aux défis contemporains, cette langue partagée peut devenir un puissant levier de coopération scientifique, éducative, culturelle et humaine.
À l’image de ce que la Francophonie a su construire autour du français, l’Arabophonie porte l’ambition de créer un espace où universités, institutions, territoires, chercheurs et jeunesses peuvent se rencontrer autrement : pour partager les connaissances, faire naître des projets utiles et construire des réponses communes.
Le Sommet de Marrakech en sera le premier acte fondateur. L’eau a été choisie comme premier terrain d’action parce qu’elle relie les peuples, traverse les frontières et oblige au dialogue, à la solidarité et à la responsabilité. À partir de l’eau, l’Arabophonie a vocation à ouvrir demain d’autres champs de coopération au service des populations.
Relier les universités, les centres de recherche et les institutions afin que les connaissances circulent et deviennent des solutions.
Faire vivre les patrimoines de l’eau, les savoirs ancestraux et le rôle de la langue arabe dans la transmission des connaissances.
Donner aux jeunes la possibilité de comprendre les enjeux, de dialoguer avec les décideurs et de construire des projets avec leurs pairs.
Ressource vitale, enjeu de souveraineté et bien commun, l’eau concentre des défis partagés : rareté, changement climatique, croissance urbaine, qualité des ressources, accès aux services, préservation des patrimoines et besoin de compétences nouvelles. Le Sommet mettra en dialogue les savoirs scientifiques, l’expérience des territoires et la vision des jeunes pour faire émerger des coopérations concrètes.
Libanaise d’origine, je porte cette initiative avec une sensibilité particulière. Plusieurs pays de l’espace arabophone sont aujourd’hui meurtris par la guerre, les déplacements, les fractures et l’incertitude. Derrière les institutions et les programmes, je pense aux universitaires, aux chercheurs, aux étudiants et aux jeunes professionnels dont les projets sont interrompus, mais dont la volonté de contribuer demeure intacte.
La création de l’Arabophonie répond à une conviction simple : nous devons préserver et multiplier les espaces où nos pays se rencontrent autrement. Notre ambition est de préparer la paix en organisant la coopération — par la science, l’éducation, la culture, la jeunesse et des projets utiles aux populations.
Nous espérons qu’à l’avenir, lorsque l’on évoquera les pays arabophones, on parlera davantage de coopération, d’innovation et de développement partagé que de guerre. L’eau a été choisie comme premier terrain d’action parce qu’elle ne connaît ni frontières politiques ni différences confessionnelles. Elle oblige au dialogue, à la solidarité et à la responsabilité.
Le Sommet de Marrakech doit permettre aux délégations des vingt-deux pays de poser ensemble les premières bases de cette Arabophonie de coopération. Je vous invite à nous rejoindre pour faire de ce rendez-vous non pas une conférence de plus, mais le commencement d’une histoire commune.
Le Sommet suivra une progression simple : la jeunesse ouvrira le dialogue ; les acteurs académiques et institutionnels mettront leurs expériences en commun ; les participants construiront les prochaines étapes de l’Arabophonie de l’eau.
Les jeunes Marocains partageront les travaux menés sur les bassins du Sebou et du Tensift. Des ateliers permettront aux délégations de découvrir la démarche UMJAE–STRATEAU, de croiser leurs expériences et de préparer l’Appel de Marrakech des Jeunes Ambassadeurs de l’Eau. Projets étudiants, initiatives pédagogiques et formes de restitution collective donneront à cette journée une dimension concrète et créative.
Après la cérémonie officielle d’ouverture, les jeunes présenteront leurs conclusions. Universitaires, institutions publiques, agences de bassin, experts et partenaires dialogueront autour de l’eau, de la culture, des civilisations, du patrimoine, de la gouvernance, de la science et des outils d’aide à la décision. Les expériences des pays arabophones seront mises en valeur dans une perspective de coopération et de transmission.
La dernière journée sera tournée vers l’avenir : mise en commun des propositions, dialogue sur le réseau académique arabophone de l’eau, préparation d’une feuille de route et identification de coopérations universitaires, territoriales et institutionnelles. Le Sommet posera les premières bases d’une dynamique appelée à se poursuivre après Marrakech.
L’Union Mondiale des Jeunes Ambassadeurs de l’Eau (UMJAE) place les étudiants et les jeunes professionnels au cœur du dialogue sur l’eau. Avec leurs professeurs, les institutions et les acteurs des territoires, ils apprennent à observer, comprendre, débattre et proposer.
Le Maroc constitue le pays pilote de cette relance. Sur les bassins du Sebou et du Tensift, la démarche rapproche universités, jeunes, agences de bassin et experts autour des réalités du territoire. STRATEAU, outil d’aide à la décision développé par le Cerema, apporte un langage commun pour explorer les ressources, les usages et les choix possibles.
À Marrakech, cette expérience sera partagée avec les délégations de l’espace arabophone. L’objectif est d’aider chaque pays intéressé à l’adapter à ses institutions, à ses universités et à ses enjeux propres.
Faire émerger l’Appel de Marrakech des Jeunes Ambassadeurs de l’Eau.
Relier durablement les universités, grandes écoles, centres de recherche et partenaires de l’espace arabophone.
Transformer les échanges du Sommet en priorités de coopération pour 2026–2027.
Faire naître des collaborations scientifiques, pédagogiques, culturelles et territoriales.
Accompagner l’adaptation progressive de la démarche UMJAE–STRATEAU dans les pays volontaires.
Faire d’arabophonie.com le lieu commun d’information, de mise en relation et de suivi après Marrakech.
Le 1er Sommet Académique Arabophone de l’Eau est une initiative de l’Ambassade de l’Eau, co-organisée avec le Musée Mohammed VI pour la Civilisation de l’Eau – AMAN à Marrakech. Il réunit un écosystème académique, institutionnel, scientifique, culturel, technique et financier autour d’une ambition commune : faire de la coopération un instrument de paix et de développement partagé.
Universités, institutions publiques, organisations internationales, fondations, entreprises, agences de bassin et réseaux professionnels peuvent soutenir une délégation, partager une expertise, accompagner une séquence ou contribuer aux suites de Marrakech.
Soutenir une délégation, partager une expertise, accompagner une séquence ou contribuer aux suites de Marrakech.
Universitaires, chercheurs, étudiants, jeunes professionnels, institutions publiques, organisations internationales, agences de bassin, associations, fondations et entreprises : rejoignez à Marrakech un rendez-vous où les connaissances, les cultures et les générations se rencontrent pour construire.
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